logo





Lassalle chez Ruquier : quel mépris !


logo


C’est dire si ces Parisiens sont complètement déconnectés de toute vie en dehors des quatre murs de cette prison à ciel ouvert qu’ils appellent ville.

Avant d’être un berger à l’Élysée, Jean Lassalle a été, samedi dernier, « un berger dans “On n’est pas couché” », l’émission de Laurent Ruquier.

Une petite vingtaine de minutes durant lesquelles le marabout du « divertissement » sur le service public et ses deux roquets ont attaqué le bon Béarnais sur son programme. Sans doute pour essayer de lui faire cracher la pastille sur ce qu’il projette de faire pour la France. Ainsi, égrenant ses premières mesures, notre montagnard pyrénéen conclut en affirmant tout simplement que le président de la République doit creuser un sillon, débroussailler le chemin et ne pas se perdre dans des solutions démagogiques, « promesses de mai, parjure en juin », comme il dit dans un élan qui mériterait de rester dans la postérité.

Forcément, mépris de classe oblige, ironie et moqueries sont de la partie jusqu’à ce que Yann Moix lui demande ce qu’il faisait dans l’excellente émission « Bistro Libertés » de Martial Bild. Élégant joueur, il a feint l’ignorance dans un silence qui en disait long… Une heure et demie sur « Bistro Libertés », vingt minutes chez Ruquier. Comme quoi, surtout quand le temps de parole est décompté, le silence peut être d’or.

Yann Moix ne s’est pas arrêté là : « “Je tiendrai tête à Trump et Poutine”, je [vous] cite, “parce que moi, j’ai eu affaire aux ours et aux loups.” » Un « Bon et alors ?
Je ne vois pas la question » à l’accent chantant vient rabrouer le faquin.

C’est dire si ces Parisiens sont complètement déconnectés de toute vie en dehors des quatre murs de cette prison à ciel ouvert qu’ils appellent ville. Ils en ont même oublié le « lent galoubet de nos meneurs de chèvres », et surtout qu’il y a encore quarante ans, les problématiques paysannes étaient au centre des préoccupations politiques, notamment la préservation des troupeaux face aux prédateurs. Encore une métaphore poétique et rurale qui ne perce pas dans cet entre-soi parisien !

C’est vrai que ce berger-là, qui fait des grèves de la faim pour préserver sa région du dumping social et accomplit des tours de France à pied comme dans les meilleurs romans de la IIIe République, il sent un peu trop le fumier. Et cette touche paysanne…

Il faudra, un jour, que la province se réveille pour mettre un bon coup de pied dans le bas du dos de cette prétentieuse ville de Paris, qui se prétend capitale des merveilles de la modernité, mais qui ressemble de plus en plus à un cloaque malsain et pervers.

Revenons-en au sujet. Jean Lassalle se plaint de s’être vu supprimer 27 minutes d’interview lors de son dernier passage. Erreur, lui affirme le pape du PAF, il s’agit en fait de 18, conclu par un sec mais néanmoins efficace « Nous n’avons gardé que ce qui été cohérent ». Et paf, prends ça, Gascon prétentieux qui veut prendre tes quartiers à Paris !
Déjà qu’on comprend pas grand-chose à ce que tu baragouines, tu ne vas pas nous obliger, en plus, à le diffuser !
Et puis l’élection, c’est notre temps d’antenne, notre tempo et notre musique, on fait ce qu’on veut !

C’est vrai qu’avec son accent, il est sympathique, le Béarnais !
Avec sa gouaille, il est agréable à entendre.
Mais comme devant une vieille photo d’un temps heureux et lointain, il ne faut pas trop s’attarder, au risque de tomber dans la nostalgie…

Et les Français ne doivent surtout pas être nostalgiques…
Les médias y travaillent tous les jours !


Henri d'Aramis
crédit:bvoltaire.fr



Acces aux archives de notre site
Accueil