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Dupont-Aignan, le plan B ?


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Les caciques découvrent soudain cette éventualité qui bouleverserait leur plans de carrière…

« Fillon face à la poussée Dupont-Aignan ? » Ce 29 mars, le « Flash Actu » du Figaro arborait ce titre perplexe. Le quotidien de Serge Dassaut observe la progression de Nicolas Dupont-Aignan sur fond de débâcle morale, médiatique, judiciaire, politique et programmatique de l’ex-UMP, entraînée au fond du marigot sondagier par ses propres turpitudes et inconséquences. Le grand quotidien bourgeois s’inquiète de la progression, dans les sondages, de Nicolas Dupont-Aignan (on parle de près de 8 %, sans les corrections abusives).

Et si la courbe descendante de l’un croisait, d’ici le 23 avril, la courbe ascendante de l’autre ? Un plan B tombé du ciel ? Les caciques découvrent soudain cette éventualité qui bouleverserait leurs plans de carrière ; certains ont décidé de la conjurer en lançant des imprécations et en décochant des flèches ; mais ils divergent sur la stratégie. C’est que tout semble sourire à Nicolas Dupont-Aignan depuis 10 jours : 14 millions de vues sur Internet de son éclat sur le plateau de TF1 ; à la FNAC, son dernier livre, Mon agenda de président : 100 jours pour tout changer (Librio), est en tête des ventes, tous titres confondus (classement du Point la semaine dernière). Sur Amazon, il dispute la première place des livres politiques à Mélenchon.

Mais Bernard Debré estime « évident » que Nicolas Dupont-Aignan peut devenir le « Taubira de droite » (en 2002, le député de Guyane avait pris les voix qui privèrent Lionel Jospin d’être au second tour). « Dupont-Aignan, il les prend où, ses 5 % ? En partie à François Fillon, c’est sûr », s’alarme Debré, qui dénonce « l’irresponsabilité du souverainiste qui ferait clairement le jeu de la gauche ».

« Fillon n’a pas besoin de moi pour être discrédité », lui a répondu Nicolas Dupont-Aignan.

On ajoutera non seulement que Fillon est déjà battu, mais que son programme est très mauvais : soumission à Bruxelles et souffrances pour des Français broyés – eux – par l’appauvrissement de la nation. Au siège de l’ex-UMP, on reconnaît que les affaires ont fait jaillir dans l’électorat une question. « Pour la première fois, on entend certains dire : pourquoi pas lui ? »

François Fillon – qui participa au « coup d’État » de 2008 en faisant voter par le Congrès le traité de Lisbonne dont le contenu avait été rejeté par les Français trois ans auparavant – a tenté d’allumer un contre-feu. En faisant l’éloge tardif de la souveraineté dans son discours à Nantes : « Nul n’a le droit de décréter que poser la question de la souveraineté de notre pays ferait le jeu du nationalisme pour la simple raison que tout patriote sincère se la pose… Défendre notre souveraineté, c’est défendre l’idée que l’indépendance du peuple français est aussi indispensable à nos concitoyens qu’elle l’est au monde… Loin de nous restreindre et de nous replier, la souveraineté nous enrichit et nous grandit, elle redonne à notre nation cette capacité d’initiative, d’abord en Europe, puis plus généralement au sein du monde libre. »

Bref, un grand écart idéologique de dernière minute. Qui, désormais, peut encore faire confiance à cet homme obstiné, aux abois ? Et de Georges Fenech – qui, stylet sous la toge, tentait d’étouffer Fillon il y a trois semaines : « Nicolas Dupont-Aignan voudrait le même temps de parole que les grands candidats. Faut quand même rester chacun dans sa cour » (in Valeurs actuelles).
Le « grand candidat » ? Il devient de plus en plus petit… L’ex-UMP va, de toute façon, disparaître (comme le PS) dans trois semaines.

S’il y reste des patriotes sincères, ils feraient mieux de quitter très vite un esquif en perdition.
Ce 24 avril tous les patriotes devront se retrouver pour empêcher que, via Bruxelles, la finance mondialiste prenne le pouvoir, nous « upérise » et ouvre encore plus grand les frontières (ce qu’elle a toujours fait) : la fin de la civilisation (civis : le citoyen) ?


Henri Temple
crédit:bvoltaire.fr



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