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Après « Chez nous », le téléfilm « À la dérive » : la propagande bat son plein !


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Si Marine Le Pen gagne cette élection, il faudra que nos idées soient validées au cinéma et à la télévision.

Vous avez certainement remarqué que, lorsque les grands médias parlent d’auteurs engagés, ils font allusion exclusivement à un quidam de gauche ou d’extrême gauche. Jamais vous n’entendrez dire d’un réalisateur patriote ou « populiste » que celui-ci est engagé. La raison en est simple : ce type d’homme du septième art n’existe pas ou, plutôt, ne peut se révéler car, s’il dévoilait ses idées, on ne lui confierait pas la réalisation d’un film ou d’un téléfilm. Mais cet ostracisme va plus loin, il s’est transformé, à l’heure actuelle, en pure propagande dans le domaine de l’image.

Pour écarter Marine, « la bête immonde », mais candidate qui a aujourd’hui une chance de gagner les élections, nous avons eu droit au film Chez nous : l’histoire de Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, qui s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l’aiment et comptent sur elle.

Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste (suivez mon regard) vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales. Bien évidemment avec l’aide d’amis, notamment d’origine immigrée, elle va très vite comprendre et se repentir de son choix. Le Monde, qui n’est pas un thuriféraire de la présidente du FN, dit lui-même de cette « œuvre » : « Lucas Belvaux, obsédé par son message, s’empêtre dans les lourdeurs d’une mise en scène très didactique qui peine à transmettre la complexité de la situation. »

Je rappelle que ce film est sorti sur les écrans en février, deux mois avant le premier tour de la présidentielle.

Pour bien enfoncer le clou, France 3, tanière des derniers socialistes, nous propose un copier-coller avec le téléfilm A la dérive, dont voici le synopsis : Jérôme a tué Driss, un dessinateur d’origine marocaine qui était autrefois son meilleur ami. Passage à l’acte provoqué par la jalousie ?
Accident ?
Ou crime raciste suscité par l’engagement politique de Jérôme ?
Pour comprendre ce drame, nous suivrons la longue dérive qui a conduit Jérôme jusqu’à l’homicide.

http://www.bvoltaire.fr/apres-chez-telefilm-a-derive-propagande-bat-plein/


Le message explicite de ce téléfilm est simple, simpliste même ; son décryptage nous est fourni par la chaîne d’État elle-même :

« À la dérive dépeint la trajectoire chaotique d’un jeune homme bercé d’illusions, et dont les espoirs se heurtent à une réalité sociale sans issue. Dans ce téléfilm, Philippe Venault [le réalisateur] décortique le cheminement conduisant un électeur à se tourner vers des horizons politiques incertains [mot pudique pour parler d’un vote populiste FN] et, au-delà, comment un vote pour un parti politique peut ne pas forcément être un vote d’adhésion, mais le signe d’une simple capitulation. »

Si je décode ce politiquement correct, cela devient : si vous votez FN, ce n’est pas que vous êtes sensible à son argumentaire, c’est tout simplement que vous capitulez dans la vie.

Cela ne vous surprendra pas de savoir que Philippe Venault était journaliste à Libération et que, en tant qu’assistant réalisateur, il a collaboré avec Frédéric Mitterrand dans le film Étoiles et toiles.

Ce téléfilm est programmé jeudi 30 mars, à 24 jours du premier tour. Là encore, chers lecteurs de Boulevard Voltaire, cette planification n’est pas un pur hasard… Si Marine Le Pen gagne cette élection, il faudra que nos idées soient validées au cinéma et à la télévision.
Être engagé ne devra plus signifier être uniquement de gauche et partisan du multiculturalisme mais aussi être un défenseur de notre identité.


J.-P. Fabre Bernadac
crédit:bvoltaire.fr



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