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Fillon sur France 2, merci Pujadas !


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Le très médiatique et indétrônable Pujadas
n’aurait-t-il pas fait son « coming out » politique ce jeudi soir ?

Le très médiatique et indétrônable Pujadas n’aurait-il pas fait son « coming out » politique ce jeudi soir sur France 2, en rendant un immense service à son invité François Fillon ?

Au premier abord, et dans le feu de l’émission, le téléspectateur moyen a pu, selon son penchant, s’indigner des enflures verbales portées contre lui ou, au contraire, applaudir aux attaques de ses contradicteurs. Car ceux-ci ne furent pas tendres !

À commencer par Pujadas soi-même, qui n’a pas ménagé ses questions et allusions aux « affaires », en consacrant plus d’une demi-heure du début d’émission à cette mise en bouche destinée à raviver – ou ravir ? – l’audience.

Puis vint l’expert en économie de la chaîne, François Lenglet, que l’on avait connu plus réaliste et pragmatique dans ses analyses. Un détail m’a étonné avec les gros plans focalisés sur lui durant ses commentaires acidulés et questions à l’invité. Ses lèvres carminées, sans doute par la véhémence de son expression et qui suggéraient un maquillage, lui conféraient un tantinet une tête de clown. Ses critiques furent dissoutes avec habileté et pédagogie par le candidat ; c’est, en tout cas, mon impartiale impression…

Alors s’ouvrirent les portes sur l’invité surprise, en réalité une invitée des plus surprenantes ! Excitée, volubile à l’excès et notoirement incivile, Christine Angot déversait tout son mal-être sur les costumes – désormais prêts-à-porter – de son adversaire. Contrairement à la citation qui proclame que « tout excès est nuisible », en la circonstance il a grandement bénéficié à celui qui l’a subi.

En invitant cette harpie nombriliste, le roublard Pujadas a rendu un grand service à la « guest star » de la soirée ! Mais ce n’était pas tout et nous n’étions pas au bout de notre plaisir.

Avec Aurélie Filippetti, ex-ministre frondeuse de la Communication, sa compétence en la matière s’est montrée dans toute sa pertinence. Sans doute n’avait-elle pas suivi la partie d’émission qui précédait son entrée en scène car, de diatribes en éléments de langage mitonnés dans les anciennes cuisines communistes, de vociférations en sifflements vipérins – je ne dis pas féminin pour ne pas exhumer un sexisme latent -, elle est revenue, en particulier et dans un grand désordre, sur les sujets qui avaient été déblayés avec le premier intervenant cité plus haut.
Encore un point de plus pour François Fillon !

La conclusion, sinon le clou de la soirée, avec une troisième et dernière participante. Le joyeux animateur de France 2 adore les petites scènes décalées et satires bon enfant. Charline Vanhoenacker, demandeuse d’asile comique belge, se voyait confier la charge du fermer de rideau.
Bonne fille, elle a rappelé avec humour le propos peu amène tenu par François Fillon, non à son endroit, mais au « casting » procédé par le même Pujadas lors d’une émission similaire.
Après avoir évoqué, entre autres, le complot élyséen dénoncé lors du débat, elle s’est acquittée de ses causticités un peu inaudibles avec un compliment sur le « spectacle très réussi depuis quelques mois » et son corollaire, façon Oscar du meilleur acteur, « Vous méritez vraiment des applaudissements ».

Objectivement, c’est plutôt David Pujadas qui les mérite,
et à l’insu de son plein gré, venant des partisans de François Fillon !


Henri Gizardin
crédit:bvoltaire.fr



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