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Affaire Théo : les contradictions qui ne font pas
les gros titres des médias…



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L’instruction progresse.

S’il peut arriver, pour des raisons d’ordre public, que le matraquage soit le fait de la police, il est souvent, ces temps-ci, celui de la presse. L’affaire Fillon en est un excellent exemple. L’affaire d’Aulnay-sous-Bois, dite Affaire Théo, l’est également. Prompts à dénoncer les supposées violences policières, les médias le sont beaucoup moins lorsqu’il s’agit de rétablir la vérité. Ainsi, si une grande audience fut donnée aux événements d’Aulnay-sous-Bois, qui virent, à l’issue de l’interpellation musclée d’un jeune, quatre policiers mis en examen pour violences volontaires et viol, les suites de l’enquête actuellement disponibles – en totale violation du secret de l’instruction – et qui tendent à relativiser la responsabilité des fonctionnaires incriminés font beaucoup moins recette dans les journaux.

Rapidement après les faits, l’enquête conduite par l’Inspection générale de la police nationale avait permis de restituer l’interpellation litigieuse dans son contexte. Et les enquêteurs en étaient arrivés à la conclusion que, d’une part, l’action des forces de l’ordre était justifiée légalement et que, d’autre part, la force employée en la circonstance avait été proportionnée à la résistance de l’interpellé.

Bien entendu, des voix de journalistes et même de certains responsables syndicaux de magistrats s’étaient élevées, dénonçant le fait que l’enquête ait été confiée à un service dépendant de la police nationale. Objection couramment rencontrée dans ce genre de circonstances, bien que l’indépendance et le professionnalisme de l’IGPN n’aient, par le passé, jamais été mis en cause par la justice.

Toujours sur la base d’informations parcellaires, improvisées, déduites, voire déformée par une presse toujours en recherche de sensationnel, de nombreuses nuits d’émeutes suivirent cette arrestation, occasionnant de nombreux dégâts et plusieurs blessés parmi les policiers. Des manifestations furent même organisées contre les « violences policières » et « la police qui assassine », la dernière en date remontant au 19 mars dernier, au cours de la laquelle un candidat à la présidence de la République, Philippe Poutou, fit l’objet d’un contrôle policier qu’apparemment il a eu du mal à digérer.
Il est vrai que, dans la France gouvernée par le NPA, il n’y aurait plus de policiers, sans doute avantageusement remplacés par des milices populaires, telles que l’on a pu en voir par le passé, en Union soviétique, en Chine ou au Cambodge.

N’en déplaise, donc, à une certaine presse, à des responsables politiques – et non des moindres – ou à des syndicalistes « engagés », l’instruction progresse. Et, de l’aveu même du journal Le Parisien, à qui il faut rendre hommage pour avoir récemment battu sa coulpe, il semblerait que les investigations menées mettent en grande partie à mal les premières déclarations du jeune Théo Luhaka. Ainsi, des contradictions entre les témoignages de l’intéressé – consignés à trois reprises sur procès-verbal – et les images vidéo recueillies par la magistrate instructrice seraient-elles aujourd’hui de nature à remettre en question l’incrimination de viol. La première version des policiers intervenants était donc la bonne et les blessures occasionnées étaient dues à un concours de circonstances malheureuses, mais auxquelles on s’expose forcément en résistant par la force à un contrôle de police.

Hollande, notre Président fantoche, aura donc, une fois encore,
perdu une occasion de se faire oublier !


Olivier Damien
crédit:bvoltaire.fr



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